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Forfait jours cadres : règles et obligations employeur 2026
RH globale

Auteur
L'équipe Deel
Dernière mise à jour
25 juin, 2026

Table of Contents
Forfait jours : qu'est-ce que c'est ?
Avantages du forfait jours pour les cadres
Inconvénients et risques du forfait jours
Rémunération et jours de repos supplémentaires
Mise en place du forfait jours dans l'entreprise
Accords légaux et durée de travail
Bonnes pratiques pour optimiser la gestion du forfait jours
Deel vous accompagne sur le forfait jours cadre
Points clés à retenir :
- Le forfait jours permet de comptabiliser le temps de travail d'un cadre en jours sur l'année, dans la limite légale de 218 jours. Il ne peut être mis en place qu'avec un accord collectif et une convention individuelle signée par le salarié.
- Les employeurs doivent assurer un suivi régulier de la charge de travail, respecter les temps de repos et organiser un entretien annuel obligatoire. Sans ce cadre, la convention est nulle et l'employeur s'expose à un rappel d'heures supplémentaires.
- Deel HR centralise les conventions de forfait, suit la charge de travail de chaque salarié et vous alerte avant tout dépassement de plafond — conformité légale garantie.
Le forfait jours permet de comptabiliser le temps de travail d'un cadre en jours sur l'année, et non en heures. Exit les 35 heures hebdomadaires, exit les heures supplémentaires : le salarié organise son temps de façon autonome, dans la limite d'un plafond annuel fixé à 218 jours par le Code du travail.
Ce dispositif concerne en priorité les cadres disposant d'une réelle autonomie dans l'organisation de leur emploi du temps. Il doit être formalisé par une convention individuelle de forfait et un accord collectif d'entreprise ou de branche. Sans ce cadre légal, la convention est nulle et le salarié peut réclamer le paiement d'heures supplémentaires.
Pour les employeurs, le forfait jours simplifie la gestion administrative du temps de travail, mais il impose des obligations précises : suivi de la charge, entretien annuel, respect du droit à la déconnexion. Ce guide détaille les règles à connaître, les droits des salariés et les erreurs à éviter.
Forfait jours : qu'est-ce que c'est ?
Définition et cadre légal
Le forfait jours est un système qui permet de décompter le temps de travail d'un salarié non pas en heures, mais en jours sur l'année. Concrètement, un cadre n'a pas d'horaires fixes, mais doit travailler un certain nombre de jours prévus par son contrat ou son accord collectif. Ce mode de comptabilisation offre une plus grande flexibilité dans l'organisation des journées de travail, notamment pour les postes à responsabilité où les horaires varient en fonction des priorités de l'entreprise.
Ce système est encadré par le Code du travail (articles L3121-58 à L3121-63) et s'applique uniquement aux salariés disposant d'une réelle autonomie dans l'organisation de leur emploi du temps. Le forfait jours ne peut être imposé à un salarié : il doit être formalisé par une convention individuelle de forfait signée entre l'employeur et le salarié, et un accord collectif d'entreprise doit être mis en place pour garantir la conformité légale du dispositif.
Les cadres sont généralement les premiers concernés par ce dispositif, mais celui-ci peut également s'appliquer à d'autres salariés si leur autonomie est suffisante et que leur emploi du temps ne peut être fixé à l'avance. Par exemple, un cadre supérieur ou un responsable d’équipe qui organise ses journées de manière indépendante pourra bénéficier de ce régime, contrairement à un salarié dont l’emploi du temps est imposé par des horaires fixes.
Salariés concernés par le forfait jours
Le forfait jours s'adresse principalement aux cadres, car ce statut implique une autonomie importante dans l'organisation de leur travail. Les cadres ne sont pas soumis à une gestion horaire classique : leur travail nécessite souvent une grande souplesse pour répondre aux exigences de leur fonction.
Les cadres au forfait jours ne sont pas tenus à un nombre d'heures de travail prédéfini chaque jour. À la place, leur temps de travail est décompté en jours — le plus souvent 218 jours par an, selon le cadre légal. Cette organisation leur permet de mieux gérer leurs priorités et leur charge de travail en fonction des besoins de l'entreprise, tout en respectant un certain équilibre avec leur vie personnelle.
Différences avec le temps de travail classique
Les 35 heures hebdomadaires ne s'appliquent pas pour les salariés au forfait jours. Ils peuvent travailler plus ou moins, en fonction des nécessités de leur poste, sans qu'un contrôle minutieux des heures de travail ne soit effectué. Les principales différences avec le régime horaire classique sont :
● La fin des heures supplémentaires. Les salariés soumis au forfait jours ne sont pas rémunérés pour des heures supplémentaires. Leur rémunération est définie sur la base d'un nombre de jours annuels de travail, et non d'heures.
● La flexibilité des horaires. Tandis que les autres salariés sont tenus de respecter un horaire fixe et peuvent cumuler des heures supplémentaires rémunérées, les cadres au forfait jours sont libres d’organiser leur journée de travail en fonction des priorités de leur mission.
● Le suivi et le contrôle du temps de travail. L'employeur doit s'assurer que la charge de travail reste raisonnable. Des contrôles doivent être mis en place pour garantir que le salarié respecte ses temps de repos (11 heures consécutives de repos quotidien, par exemple) et que la charge de travail ne dépasse pas un nombre excessif de jours.
Avantages du forfait jours pour les cadres
Flexibilité et autonomie
L'un des principaux avantages du forfait jours pour les cadres réside dans la flexibilité qu'il offre. Les salariés au forfait jours peuvent adapter leur journée de travail en fonction de leurs priorités professionnelles, des réunions, des projets à mener, ou de leurs impératifs personnels.
Le cadre pourra ainsi commencer plus tôt ou plus tard, et organiser ses tâches en fonction de l’évolution des besoins de l’entreprise. Ce mode d’organisation permet de mieux gérer les pics d’activité sans se soucier des heures supplémentaires ou du respect strict des heures de travail. Par exemple, un cadre peut décider de terminer sa journée plus tôt certains jours ou de rattraper des heures lors d’une période plus calme. Cela donne une grande souplesse, particulièrement dans les métiers où les horaires sont irréguliers, comme dans le secteur de la finance, de la communication, ou encore dans les postes de management.
Cette liberté de gestion du temps favorise un climat de confiance entre l'employeur et le salarié, basé sur les résultats à atteindre et non sur le temps passé au bureau.
Gestion simplifiée des horaires pour l'employeur
Pour l’employeur, le forfait jours offre également plusieurs avantages pratiques. L’un des principaux est la simplification de la gestion des horaires. En effet, le suivi quotidien des heures de travail est éliminé, ce qui libère du temps administratif. Plutôt que de devoir gérer les heures de présence de chaque cadre et de traiter les heures supplémentaires, l’employeur se concentre sur la performance du salarié.
Cela permet également à l’entreprise de mieux s’adapter aux besoins fluctuants de son activité, sans avoir à se soucier de l’activation d’un contrôle des heures ou du paiement d’heures supplémentaires. En simplifiant la gestion du temps, l’employeur peut se concentrer davantage sur les objectifs globaux de l’équipe et sur la réalisation des missions, plutôt que sur les aspects administratifs liés au suivi des horaires.
D’autre part, cette gestion plus flexible peut améliorer la productivité des cadres. Sans être contraints par un horaire fixe, ils peuvent mieux gérer leur emploi du temps, anticiper les périodes de charge et organiser leur travail en fonction des priorités. Cela peut notamment contribuer à des résultats plus efficaces et à une meilleure réactivité dans la prise de décision.
Enfin, l’employeur a l’opportunité d’attirer et de retenir des talents en offrant un cadre de travail qui valorise l’autonomie, ce qui est particulièrement apprécié dans les environnements où l’innovation et la créativité sont valorisées. En apportant cette souplesse, l’employeur crée un environnement de travail plus attrayant et motivant, propice à l’épanouissement professionnel des cadres.

Guide
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Inconvénients et risques du forfait jours
L'absence de comptabilisation des heures
L’un des principaux risques du forfait jours réside dans le fait que les heures de travail ne sont pas comptabilisées de manière détaillée. Autrement dit, contrairement aux salariés soumis à un horaire classique, où chaque heure est enregistrée et payée, un cadre en forfait jours travaille un nombre de jours définis à l’avance, mais sans que le nombre d’heures effectuées chaque jour soit suivi de près. Si ce système offre une grande flexibilité, il comporte également des risques non négligeables.
L’absence de comptabilisation des heures peut créer une situation où un cadre, malgré son autonomie, travaille beaucoup plus que prévu — sans contrepartie. Par exemple, un cadre pourrait finir par faire des journées de travail bien plus longues que celles qu’il pensait initialement faire, tout en restant dans les limites de son forfait annuel. Puisque les heures ne sont pas suivies, cela peut entraîner des périodes de surcharge de travail où l’employeur, sans nécessairement en avoir conscience, pourrait attendre plus de son salarié sans compensation pour ces heures excédentaires.
Cela peut également créer un déséquilibre entre vie professionnelle et personnelle. Le cadre étant tenté de ne pas s’arrêter de travailler ou de continuer à répondre aux sollicitations professionnelles en dehors des heures de travail normales — qu’il n’a pas vraiment, du fait de son forfait. Les risques de burn-out ou d’épuisement professionnel sont donc accrus lorsque la charge de travail n’est pas suivie de manière rigoureuse.
Il est donc essentiel pour les employeurs de mettre en place des suivis réguliers de la charge de travail de leurs cadres en forfait jours, notamment par le biais d’entretiens annuels de performance ou de points réguliers avec le salarié, afin de vérifier que l’équilibre entre les jours de travail et de repos est respecté. Le cadre, quant à lui, doit veiller à ne pas tomber dans le piège qui consiste à travailler plus que raison sans percevoir d’heures supplémentaires.

Le droit à la déconnexion, un enjeu clé pour les cadres soumis au forfait jours
Le droit à la déconnexion est essentiel pour les cadres au forfait jours. En effet, la flexibilité offerte par ce régime peut parfois se payer au prix d’une disponibilité permanente (always on), où le cadre est toujours joignable, même en dehors de ses journées de travail officielles. Cette hyper-connectivité est favorisée par les outils numériques (e-mails, messagerie instantanée, appels, etc.), qui compliquent la séparation entre vie professionnelle et vie privée.
Le droit à la déconnexion a été inscrit dans le Code du travail par la loi du 8 août 2016 (entrée en vigueur le 1er janvier 2017) et s'applique à l'ensemble des salariés. Ce droit permet aux cadres de ne pas être sollicités en dehors de leurs horaires de travail, sauf urgence. À noter : le seuil de 50 salariés (article L2242-17) concerne uniquement l'obligation annuelle de négocier (NAO) sur ce sujet ; en dessous de ce seuil, l'employeur doit élaborer une charte après consultation du CSE. En théorie, le cadre a donc la possibilité de refuser des sollicitations professionnelles pendant ses périodes de repos.
Il incombe aux employeurs de mettre en place des mesures concrètes pour garantir le respect de ce droit. Cela peut passer par des politiques claires sur la gestion des outils numériques, en précisant les moments où les salariés ne doivent pas être contactés. De plus, des entretiens annuels peuvent être mis en place pour s’assurer que le cadre a suffisamment de temps de repos et que son travail ne porte pas atteinte à sa santé mentale et physique.
Global Hiring Toolkit
Rémunération et jours de repos supplémentaires
Le forfait jours ne se limite pas à la simple gestion du temps de travail, il a également un impact direct sur la rémunération et les jours de repos des cadres.
Rémunération
Contrairement aux salariés soumis à un horaire classique, les cadres en forfait jours ne sont pas rémunérés quand ils effectuent des heures supplémentaires. Au lieu de cela, leur rémunération est fixée annuellement et intègre le nombre de jours travaillés, ce qui signifie qu’ils bénéficient généralement d’un salaire global plus élevé. En effet, le cadre au forfait jours est payé pour l’ensemble de ses journées de travail définies par la convention de forfait jours, qu’il travaille 8 ou 12 heures par jour. Cela peut sembler désavantageux, mais l’avantage réside dans la flexibilité et l’autonomie qu’offre ce modèle.
Cette rémunération est souvent complétée par des primes de performance ou des bonus selon les résultats ou les objectifs atteints, ce qui motive encore davantage la productivité et l’engagement du cadre. De plus, dans certains secteurs, un cadre en forfait jours peut bénéficier d’une exonération fiscale sur certaines parties de son salaire, ce qui constitue un avantage financier.
Deel Compensation
Forfait jours cadre : jours de repos supplémentaires
En échange de cette liberté et de l’absence de contrôle horaire strict, les cadres en forfait jours bénéficient de jours de repos supplémentaires. Concrètement, ces jours sont appelés RTT (réduction du temps de travail) et s’ajoutent aux congés payés classiques. Le nombre de RTT dépend du nombre de jours travaillés au cours de l’année. Par exemple, si un cadre travaille 218 jours, il bénéficie de jours de repos qui correspondent aux jours non travaillés, en tenant compte des week-ends, jours fériés et congés payés.
La gestion des jours de repos supplémentaires est flexible et dépend de la convention collective, des accords collectifs ou des conventions individuelles de chaque entreprise. Certains cadres peuvent choisir de renoncer à des jours de repos en échange d’une rémunération supplémentaire. Cette majoration est définie dans l’accord collectif ou l’avenant à la convention de forfait jours, et elle doit être au moins de 10 % des jours supplémentaires travaillés.
Cela permet d’avoir un véritable contrôle sur ses périodes de repos tout en offrant à l’employeur la possibilité de gérer les pics d’activité et les périodes moins chargées en ajustant les horaires en fonction des besoins. Le salarié, de son côté, peut choisir de récupérer ses jours de repos lorsqu’il en a besoin, en fonction de son rythme de travail ou de son emploi du temps personnel, ce qui aide à garder un équilibre entre vie professionnelle et personnelle avec un repos hebdomadaire adapté.
Pour aller plus loin sur le calcul des droits à congés et les indemnisations applicables en cas de rupture du contrat, consultez notre article sur l'indemnité compensatrice de congés payés (ICCP).

Mise en place du forfait jours dans l'entreprise
La mise en place du forfait jours dans une entreprise nécessite plusieurs conditions légales. D’abord, il doit être prévu par un accord collectif, que ce soit au niveau de l’entreprise, de l’établissement, ou de la branche professionnelle. En l’absence d’accord de ce type, une convention individuelle doit être signée entre l’employeur et chaque salarié concerné.
De plus, les salariés concernés doivent être dans des fonctions qui nécessitent une autonomie suffisante dans l’organisation de leur travail. Il s’agit généralement de cadres ou de salariés à des postes où les horaires ne peuvent être prédéterminés.
Pour négocier et formaliser un accord de forfait jours avec les salariés, l’employeur doit consulter les représentants du personnel (s’il y en a) et s’assurer que les conditions sont bien respectées. L’accord doit être écrit, et préciser le nombre de jours travaillés dans l’année (généralement entre 214 et 218 jours), les modalités de gestion des jours de repos et des RTT, ainsi que le suivi de la charge de travail.
Ce contrat ou avenant à un contrat de travail est signé par les deux parties
Accords légaux et durée de travail
Dans le cadre de l'accord de branche ou de l'accord d'entreprise, la durée de travail des salariés peut être modifiée pour les non-cadres qui disposent d'une certaine autonomie dans l'organisation de leur emploi du temps. Selon l'article L3121-63 du Code du travail, cette organisation peut se faire sur la base d'un forfait jours, où la durée légale de travail n'est plus applicable. Les jours de congés et les RTT sont alors décomptés différemment, sur la base d'un nombre de jours de travail établi sur l'année civile.
En cas de dépassement du plafond de 218 jours, le salarié peut renoncer à des jours de repos dans la limite de 235 jours travaillés par an (soit 17 jours supplémentaires maximum). Cette renonciation doit obligatoirement faire l'objet d'un avenant écrit à la convention de forfait et ouvre droit à une majoration de salaire d'au moins 10 %. À défaut d'accord écrit, les jours excédentaires peuvent être requalifiés en heures supplémentaires, exposant l'employeur à des sanctions pour travail dissimulé (article L3121-59 du Code du travail).
En cas de litige, le Conseil de prud'hommes ou la Cour de cassation peuvent intervenir pour vérifier la conformité de la convention, notamment sur les catégories de salariés concernées, les sujétions liées à leur fonction, ou la mise à jour des contrats de travail.
Pour aller plus loin sur les références européennes en matière de durée du travail, consultez notre article sur le temps de travail en Allemagne.
Bonnes pratiques pour optimiser la gestion du forfait jours
Le premier point sur lequel les entreprises devront veiller est l’équilibre dans la charge de travail. Les cadres doivent pouvoir organiser leur emploi du temps, mais sans être surchargés. Pour cela, il est conseillé de discuter régulièrement avec les salariés pour s’assurer que la répartition du travail est raisonnable et qu’il n’y a pas de risques de surcharge.
De plus, l’employeur doit veiller à ce que les temps de repos (quotidiens et hebdomadaires) soient bien respectés et que le salarié puisse profiter d’une vraie déconnexion, loin des emails et des appels professionnels pendant ses périodes de repos.
En tant qu’employeur, il est également nécessaire de promouvoir une culture d’entreprise où les collaborateurs se sentent libres de signaler toute situation de surcharge de travail, sans craindre des répercussions.
Le suivi régulier de la charge de travail des cadres en forfait jours est indispensable pour prévenir les risques juridiques. L’employeur doit organiser un entretien annuel avec chaque salarié afin de faire le point sur sa charge de travail, l’articulation entre sa vie professionnelle et sa vie personnelle, et s’assurer que l’organisation du travail reste raisonnable. Cela permet d’identifier tôt les éventuels problèmes de surcharge et de réajuster l’organisation si nécessaire, tout en évitant les conflits et les risques juridiques.

Deel vous accompagne sur le forfait jours cadre
La gestion du forfait jours pour les cadres est un véritable atout pour les entreprises, mais elle nécessite une attention particulière pour éviter les dérives et préserver l’équilibre entre travail et vie personnelle des collaborateurs. Un suivi rigoureux de la charge de travail, des temps de repos et une bonne communication sont essentiels pour garantir que ce système flexible reste bénéfique pour les deux parties. Lorsque ces éléments sont bien gérés, le forfait jours peut être un moyen puissant d’améliorer la productivité et l’engagement des salariés tout en respectant leurs droits.
Cependant, mettre en place et gérer ce dispositif de manière optimale n'est pas une tâche facile. C'est là que Deel peut vous apporter l'accompagnement nécessaire. Grâce à son expertise et son outil de gestion de la paie simplifiée et axée sur l'international, Deel vous permet de gérer l'organisation du temps de vos cadres en toute sécurité et conformité — que vous recrutez en France ou que vous souhaitiez embaucher à l'international en bonne conformité. Leur service vous aide à formaliser les accords de forfait jours, suivre la charge de travail, et vous assure que les règles légales sont respectées. En confiant cette gestion à Deel, vous bénéficiez d'un outil pratique et efficace pour éviter les risques juridiques et offrir à vos collaborateurs un cadre de travail flexible et équilibré, propice à leur bien-être et à la performance de l'entreprise.
Deel HR vous aide à garantir que chaque contrat, qu’il s’agisse de temps plein ou temps partiel, soit entièrement conforme aux réglementations locales.
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FAQs
Que se passe-t-il si un salarié dépasse le plafond de 218 jours ?
Le salarié peut renoncer à des jours de repos, dans la limite de 235 jours travaillés par an (17 jours supplémentaires maximum). Cette renonciation doit impérativement faire l'objet d'un avenant écrit à la convention de forfait et ouvre droit à une majoration de salaire d'au moins 10 %.
Si le dépassement n'est pas formalisé par un accord écrit, l'employeur s'expose à une requalification des jours excédentaires en heures supplémentaires, voire à des poursuites pour travail dissimulé. Un suivi rigoureux du compteur de jours est donc indispensable tout au long de l'année civile.
Un salarié peut-il refuser de signer une convention individuelle de forfait jours ?
Oui. Le forfait jours ne peut pas être imposé : il requiert l'accord exprès du salarié, formalisé par une convention individuelle signée. Si le salarié refuse, il reste soumis au régime de droit commun du temps de travail (35 heures hebdomadaires, décompte horaire, paiement des heures supplémentaires).
L'employeur ne peut pas modifier unilatéralement le contrat de travail pour y intégrer une convention de forfait jours. Un refus du salarié ne constitue pas une faute et ne peut pas justifier un licenciement. En cas de litige, le Conseil de prud'hommes apprécie la validité de la convention et les conditions dans lesquelles elle a été signée.
Comment se calcule l'indemnité de congés payés pour un cadre au forfait jours ?
Le cadre au forfait jours bénéficie des mêmes règles de calcul des congés payés que les autres salariés : 2,5 jours ouvrables par mois de travail effectif, soit 30 jours ouvrables (5 semaines) par an. L'indemnité de congés payés correspond au dixième de la rémunération brute totale perçue sur la période de référence, ou au maintien du salaire habituel, selon la méthode la plus favorable au salarié.
La particularité du forfait jours : les RTT acquis en cours d'année ne sont pas des congés payés et se gèrent séparément. En cas de rupture du contrat, les congés payés non pris donnent lieu au versement d'une indemnité compensatrice de congés payés (ICCP), calculée selon les mêmes règles.
















